Actualités Le plomb et le saturnisme

Rapport scientifique et bibliographie de 2011 par l’Académie nationale de Pharmacie

Les principales relations à de faibles doses de plomb dans le sang sont les suivantes :

association d’épisodes dépressifs majeurs, de troubles paniques et anxieux chez de jeunes adultes avec des plombémies en moyenne de 12,4 μg/l (Bouchard et al. 2009),

augmentation de la mortalité toutes causes, par infarctus et par accidents vasculaires cérébraux dès 20 μg/l (dans l’enquête prospective de Menke et al.2006).

augmentation de la pression sanguine systolique et diastolique chez l’adulte entre 50 et 100 μg/l (Scinicariello et al. 2010) et des troubles cardio – vasculaires (Navas-Acien et al. 2007),

augmentation du risque d’infertilité chez les femmes multiplié par 3 quand on compare les plombémies > 25 μg/l à celles < 25 μg/l dans l’étude de Chang et al. (2006),

augmentation du risque de ruptures prématurées de membranes chez les femmes enceintes en dessous de 50 μg/l (Vigeh et al. 2010),

augmentation du risque de sensibilisation aux aérocontaminants à l’âge de 5 ans en cas d’exposition intra-utérine au plomb de 5 à 25 μg/l (Jadrychowski et al. 2011),

baisse du quotient intellectuel (QI), du niveau de lecture, de calcul, problèmes de comportement à des taux inférieurs à 100 μg/l chez les enfants (Canfield et al. 2003, Bernard 2003, Bellinger 2003, Bellinger 2004, Chiodo et al. 2004, Chiodo et al.2007, Miranda et al. 2007, Chandramouli et al. 2008, Nigg et al. 2010, Kim et al. 2010, Laidlaw et Taylor 2011). Les effets du plomb se sont révélés d’autant plus intenses sur le QI que les plombémies étaient plus basses : perte de 7,4 points entre 10 et 100 μg/l alors que la perte est de 3 à 4 points pour chaque incrément de 100 μg/l au-delà du seuil de 100 μg/l (Canfield et al. 2003, Lanphear et al. 2005 dans une méta-analyse, Schnaas et al. 2006, Surkan et al. 2007, Jusko et al. 2008, Ha et al. 2009, Tellez-Rojo et al. 2011). D’autres études ont aussi montré que les retards de développement sont d’autant plus significatifs que les expositions ont été plus précoces et surtout au cours du premier semestre de la grossesse (Hu et al 2006),

association entre le volume de matière grise chez l’adulte et l’âge précoce (5-6 ans) d’exposition au plomb (Brubaker et al. 2010),

augmentation des délais d’apparition de la puberté chez les filles , même en dessous de 50 μg/l (Naicker et al. 2010), ce qui confirme les données de Selevan et al.(2003), Wu et al.(2003), Wang et al. (2005) et de Kaji et Nishi (2006). Ces effets se produisent dès 30 μg/l, même après ajustement sur les facteurs confondants. Les données expérimentales d’altérations hormonales (↓ IGF1, LH, estradiol) de Dearth (2002) confortent la relation,

augmentation des plombémies chez des jeunes femmes de 13-21 ans sous l’influence de la contraception par injection, sans doute par déminéralisation osseuse (Iglesias et al. 2008),

augmentation du délai d’apparition de la puberté chez le garçon en dessous de 100 μg/l (Williams et al. 2010),

 association de plombémies < 100 μg/l avec l’apparition de caries dentaires (Moss et al. 1999), association de plombémies < 100 μg/l avec des lésions rénales (De Burbure et al. 2006, Fadrowski et al. 2010),

 augmentations des protoporphyrines zinc chez l’adulte et l’enfant (Wang et al. 2010),

Document complet de l’Académie nationale de pharmacie :

Académie Nationale de Pharmacie et préconisations abaissement seuil du Saturnisme (2011)

Association Citoyenne ! rappelle l’étude américaine relatant 400 000 morts par an du fait de l’exposition environnementale au plomb :

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