Actualités Le plomb et le saturnisme Un risque avéré

Ce que représente la dose journalière de 100 mg, conséquences, impact de la bioaccessibilité

100 milligramme, c’est la quantité de terre ou de poussière tant en extérieur que dans les intérieurs qu’un enfant ingurgite par jour selon les études de l’ARS publiées le 15 octobre 2018. C’est grosso modo ce que nous avons lu dans le cadre de nos recherches dans d’autres études, cette valeur ne nous choque donc pas, elle est réaliste.

Or,

Si cette terre est polluée au plomb à une concentration de 1200 mg/kg, valeur trouvée sur la commune de Saint-Ouen l’Aumône (voir notre article sur le sujet), un enfant qui aurait passé UNE SEULE JOURNEE dans cet endroit serait atteint de saturnisme.

Cette valeur de 1200 mg/kg est dans l’absolu déjà au niveau de ce que l’on peut trouver sur d’ancien sites industriels (1000 mg/kg d’après la plaquette d’information de l’ARS) MAIS ELLE EST BIEN PLUS DANGEREUSE, environ 4 fois, que les 1000 mg/kg évoqués pour d’anciens sites industriels . En effet, la bioaccessibilité du plomb dans les anciennes plaines d’épandage est de 100% versus environ 30% pour les anciens sites industriels. C’est d’ailleurs ce que dit Santé Public France dans son étude parallèle…publiée le même jour que celles de l’ARS. Si vous ne compreniez pas pourquoi Santé Public France a un avis différent de celui de l’ARS concernant la nécessité de déclencher un dépistage systématique…Notez bien que chacune d’elle sait très bien qu’un énorme mensonge a été fabriqué dès 2014 (voir notre article sur le sujet), essentiellement par l’ARS d’ailleurs.

Santé Public France a au moins l’humanité en 2018 de conseiller le dépistage systématique, humanité que ne connaît manifestement pas l’ARS.

Comprendre l’importance PRIMORDIALE de la bioaccessibilité :

Pour les métaux lourds, comme le plomb, la bioaccessibilité représente un bon indicateur du pourcentage de plomb (issu de la terre ingurgitée) qui va passer dans le sang et intoxiquer les organismes. Pour simplifier, c’est ce que l’organisme ne va pas évacuer par les voies naturelles (urine et selle). On comprend alors qu’en terme de dangerosité une terre polluée au plomb et présentant une bioaccessibilité de 100% est 3,33 fois plus dangereuse qu’une terre présentant une bioaccessibilité de 30%. C’est d’ailleurs pour cela, et comme le rappelle la note ministérielle que vous trouverez sur notre site, que le HCSP demande de corriger le seuil d’intervention rapide (et le seuil de vigilance) lorsque la bioaccessibilité de 30% utilisée par le HCSP pour fixer le seuil est inférieure ou supérieure à la bioaccessibilité mesurée sur site pollué.

Dans l’exemple des anciennes plaines d’épandage des Yvelines, du Val d’Oise (et des Hauts de Seine…), le seuil d’intervention rapide impliquant un dépistage systématique, passe donc de 300 à 90 mg/kg.

Par conséquent, les 156,6 mg/kg que l’ARS mentionne en moyenne dépassent de plus de 70% le seuil d’intervention rapide nécessitant un dépistage systématique.

Notons bien que ce dépistage systématique aurait pu et AURAIT DU être ordonné dès 2014. Les études publiées le 15 octobre 2018 n’apportant rien de nouveau.

IL FAUT DONC DECLENCHER UN DEPISTAGE SYSTEMATIQUE, C’EST UNE URGENCE ABSOLUE !