Les différents plans d’épandage

Ce sont les plans que nous avons trouvés il y a maintenant plusieurs mois sur le site web du SIAAP. Par exemple, sur la plaine de Pierrelaye, il y avait près de 1000 bouches d’épandage que l’on peut voir sur les plans. Pas étonnant que la pollution soit diffuse…
La comparaison avec un plan de 2018 montre le problème de l’urbanisation insensée sur ces sols a priori non dépollués selon l’ARS.

ATTENTION, des épandages (a priori autres que ceux liés aux eaux usées de Paris) ont très probablement été réalisés et pendant longtemps en périphérie. Pour preuve, les rapports d’étude de pollution très succincts, mais qui appellent beaucoup de questions, concernant deux écoles en plein centre ville de Saint-Ouen l’Aumône et situées à 100 mètres de la mairie. Les valeurs de pollution au plomb ne sont même pas citées dans les rapports qu’a publié une association!

Etude d’impact à Saint-Ouen

1200 mg/kg de plomb dans le sol avec une bioaccessibilité de 100 %, c’est une concentration 4 fois plus dangereuse que les 1000 mg/kg que cite l’ARS pour les anciens sites industriels (bioaccassibilité plutôt de l’ordre de 30%).
Il ne faudrait qu’1 seule journée de pique-nique dans ce lieu pollué à 1200 mg/kg pour qu’un enfant soit atteint de saturnisme.
Personne ne sait où sont ces lieux, bien évidemment. Il aurait fallu faire des (dizaines de) milliers de points de mesure, en vain si ce n’est pour constater en final l’aberration de créer par exemple une forêt ouverte au public.
C’est sans compter la pollution diffuse (partout), certes à un moindre niveau, mais qui nécessite déjà des mesures d’urgence pour le plomb et c’est sans compter tous les autres polluants dont le cadmium qui est cancérogène.